Quelques faits Amusants à propos de l’allaitement…

Par: Morgan Annandale

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L’Allaitement est difficile avouons-le !  Il y a les nuits blanches, le pompage continu aux heures incongrues, la fuite des mamelons au mauvais moment, la transition compliquée lorsqu’on passe au biberon… et la liste est longue... Cependant, allaiter est fascinant et en plus de tous les bénéfices que cela procure à vos petits amours, l’allaitement fait de vous des super héroïnes ! Donc, pour en apprendre un peu plus sur l’allaitement, j’ai voulu lister certains des faits les plus intéressants que j'ai appris en tant que maman. Certains d'entre eux m'ont vraiment rappelé combien le corps humain est incroyable !

Le lait maternel change en fonction des besoins de votre bébé.
Selon la presse médicale, quand vous allaitez un peu de la salive de votre bébé s’infiltre dans votre mamelon et votre organisme réagit aux besoins spécifiques de votre enfant. Par exemple sur la photo ci-dessous on peut voir deux poches de lait d'une femme qui a comparé son lait maternel qu’elle avait tiré un jour "lambda" et un autre jour après que son bébé ait développé un rhume. La différence est incroyable et montre que l'organisme de la mère savait que son bébé avait besoin de plus d'anticorps pour se battre contre la maladie, créant la différence de couleur. De plus, le lait maternel change constamment pour être approprié à l'âge et au poids de votre bébé. C’est formidable de penser que votre corps sait quand ajuster sa composition de lait maternel pour l’adapter aux besoins de votre bébé!

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Les bénéfices sur la santé sont visibles à courts et à long terme tant pour le bébé que pour la maman !

Beaucoup de mamans le savent déjà, l'allaitement procure une tonne de bénéfices sur la santé de votre bébé, comme la réduction du risque de beaucoup de maladies incluant :

¥ infections des oreilles

¥ Pneumonie 

¥ Rhumes et grippes 

¥ infections des voies respiratoires 

¥ méningite Bactérienne

 ¥ Infections urinaires 

¥ diarrhée d'Enfant en bas âge

L'allaitement procure aussi beaucoup de bénéfices sur la santé pour les enfants allaités lorsqu’ils vieillissent et il réduit le risque de maladies comme :

¥           Obésité

¥           Asthme

¥           Acné

¥           diabète de type I et II

¥           Hypertension

¥           Hauts taux de cholestérol

¥           La maladie de Crohn

 

Mais, connaissez vous les bénéfices de l’allaitement sur les mères ? 

L'allaitement réduit le risque des maladies cardiaques, l'ostéoporose, le cancer du sein et le cancer des ovaires. Encore plus intéressant, allaiter les petites filles réduit leur risque d’être atteinte du cancer du sein de 25 %!
En plus de tous ces bénéfices sur la santé, l’allaitement réduit aussi les risques qu’un enfant ait des caries et un appareil dentaire en grandissant. Il est étonnant de voir tous ces bénéfices tant pour les mères que pour les bébés!

On sait également que l'allaitement aide les mères à brûler plus de calories dans une journée et à retrouver leur poids de forme qu’elles avaient avant bébé, beaucoup plus rapidement. Allaiter vous fera dépenser en moyenne 1000 calories supplémentaires par jour pour produire le lait maternel. De plus, allaiter aide à guérir plus rapidement de la dépression post-partum, aide l'organisme et l'utérus à guérir plus rapide en diminuant les pertes de sang post-partum, c'est juste magique !

L'allaitement peut apporter un sentiment de quiétude qui peut amener à plus de temps de sommeil. Les mamans qui allaitent dorment en moyenne 45 minutes de plus que les mamans qui ne nourrissent pas leur enfant au sein. C'est aussi probablement parce que le lait maternel humain contient des hormones qui procurent la sensation de calme chez les bébés leur permettant de s'endormir plus facilement. Comme toutes les mamans qui ne dorment pas assez le savent …ceci peut être le plus grand avantage pour continuer l’allaitement !!! 

Dans tous les cas les bénéfices de l'allaitement sont fascinants, mais ça reste VOTRE choix!
L'allaitement est incroyable et il peut être une expérience naturelle enrichissante entre la mère et le bébé. Toutefois, Il est important de se souvenir, qu'il n’est pas une expérience éussie pour toutes les mamans ! Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles une maman pourrait choisir le lait du commerce plutôt que le lait maternel mais je crois que toutes les mères ont le droit de choisir comment alimenter leurs bébés et ne pas ressentir une once de culpabilité à ce sujet !

Comment les mamans vivent la fin de l'allaitement ?

Quand on parle d’arrêter l’allaitement, il est rare qu’on prenne en compte les sentiments de la mère. Sauf pour l’accuser de vouloir le prolonger « pour son plaisir », sans tenir compte du désir de l'enfant… Pourtant, l’allaitement est bien une relation à deux, particulièrement intime qui plus est. Il est donc inévitable que son arrêt provoque chez l’un comme chez l’autre des sentiments, des émotions, des réactions. Qui peuvent être très variables selon les femmes, et surtout selon le moment et les modalités de l’arrêt : précoce ou tardif, voulu ou non voulu, brutal ou progressif…

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Sevrages brutaux et subis

Même quand l’allaitement a bien démarré et se déroule sans encombre, il arrive trop souvent qu’il soit stoppé net, à un moment ou à un autre, pour des raisons qui s’avèrent tout à fait fallacieuses.
On dit par exemple à la mère qu’elle doit arrêter (temporairement ou définitivement) pour prendre tel ou tel médicament. Alors qu’il existe très peu de médicaments vraiment incompatibles avec l’allaitement, et qu’il est exceptionnel de ne pas pouvoir en trouver un qui soit sans risque pour l’enfant, dans toute la panoplie existante.
On lui dit d’arrêter parce qu’elle a la fièvre, ou telle ou telle maladie. Alors que l’allaitement peut être poursuivi dans la plupart des maladies de la mère (rhumes, grippes, infections diverses, gastro-entérite, intoxications alimentaires, rougeole, rubéole, maladies parasitaires, même cancer s’il n’y a pas de chimiothérapie…), qu’avoir la fièvre n’oblige pas du tout à stopper l’allaitement, et que beaucoup de mères ont réussi à allaiter malgré des maladies chroniques telles que : asthme, diabète, mucoviscidose, épilepsie, maladie thyroïdienne…
On lui dit qu’elle doit sevrer parce qu’elle a une mastite, un abcès…
On lui dit qu’elle doit sevrer pour reprendre le travail. Alors qu’il est tout à fait possible de poursuivre l’allaitement, soit uniquement en donnant le sein quand on est avec le bébé, soit également en tirant son lait pour qu’il soit donné au bébé quand il est gardé (1).
Quand une mère sèvre pour une de ces raisons, parce que, comme Anne, elle suit « ce que les professionnels de santé peuvent dire, pensant que c’est l’unique façon de faire », elle peut être triste de « devoir » sevrer, mais elle est généralement sereine par rapport à la décision, puisqu’elle pense ne pas avoir eu le choix. Martine, par exemple, s’est sentie « comme un navigateur en pleine course en solitaire qu’on a stoppé net », mais comme, à ce moment-là, elle ne savait pas qu’elle aurait « pu faire le tour du monde », elle l’a « bien vécu ».
Si par contre, plus tard, mieux informée, la mère apprend qu’en fait, elle aurait pu ne pas sevrer, elle peut être carrément en colère. Comme Martine, toujours, maintenant en colère quand elle repense à la fin de ses deux premiers allaitements, « en colère d’avoir dû arrêter selon la décision d’autrui, en colère contre l’ignorance des médecins, en colère contre la manipulation des masses naïves que nous sommes ».
D’autres femmes réagiront en rejetant (parfois violemment et avec agressivité) ces nouvelles informations, trop blessées pour reconnaître s’être trompées (avoir été trompées ?) : « Mais puisque je vous dis que je ne pouvais pas allaiter parce que j’avais cette maladie ! »

Grèves de la tétée

Parfois, c’est l’enfant qui stoppe net. Un jour, il tétait allègrement, et le lendemain, il hurle dès qu’on le met en position de téter…
Voir son enfant refuser brutalement le sein est sans doute une des situations les plus déroutantes et les plus angoissantes que puisse vivre une femme qui allaite. Celles qui l’ont vécu disent qu’elles se sont senties rejetées, qu’elles étaient frustrées, désemparées, incrédules, désespérées, qu’elles ne comprenaient pas et étaient en plein désarroi.
Et cela d’autant plus que pour l’entourage, tant familial que médical, il s’agit manifestement d’un sevrage voulu par l’enfant, et toute initiative de la mère pour essayer de mettre fin à la grève est perçue comme un « acharnement » inexplicable, voire pathologique (2).
Cela dit, quand la « grève » n’est pas identifiée comme telle par la mère sur le moment, cela peut être bien vécu. C’est par exemple Virginie dont le premier enfant s’est sevré à 8 mois, après plusieurs mois de tétées matin et soir, et qui dit aujourd’hui : « Je pourrais dire, vu le contexte d’arrêt, que c’était en fait une grève de la tétée. Mais bon, c’était un bel allaitement ! »
Bien sûr, si, plus tard, on l’identifie comme telle, on pourra là aussi avoir des regrets.

Sevrages planifiés

Dans un certain nombre de cas, la mère va faire en sorte que l’enfant soit sevré : si pour elle allaiter au-delà d’un certain âge est hors de question ; si elle se sent submergée par l’allaitement ; si elle espère ainsi arrêter les réveils nocturnes ; si elle pense que c’est nécessaire pour être à nouveau enceinte ; si l’enfant la mord, etc., etc.
Si l’enfant lui n’est pas vraiment prêt à se sevrer, cela peut être difficile pour tous les deux. Mais à partir du moment où la mère n’est plus ambivalente, est vraiment sûre que sa décision est la bonne, les choses se passent bien en général. Comme le dit Cristina, « avec du recul, je crois que Myriam en avait autant besoin que moi, de ce sevrage, qu’elle attendait peut-être ma permission pour pouvoir le faire, après tout ».

En cas de nouvelle grossesse

Le sevrage pendant une nouvelle grossesse est sans doute un cas particulier.
On sait qu’il est tout à fait possible de poursuivre l’allaitement pendant la grossesse, voire, après la naissance, de continuer à allaiter le grand, et pratiquer ce qu’on appelle le co-allaitement.
Il n’en reste pas moins qu’un nombre certain d’enfants se sèvrent d’eux-mêmes à un moment ou un autre de la grossesse, en raison de la baisse de lait ou de son changement de goût.
Tandis que pas mal de mères ressentent une sensibilité accrue des mamelons, voire une vive douleur, ainsi qu’un sentiment de malaise ou d’irritation pendant les tétées (3).
Ces sevrages en cours de grossesse, qu’ils soient ou non induits par la mère, peuvent engendrer chez elle des sentiments mitigés : interrogations (« est-ce que mon enfant était vraiment prêt au sevrage ? »), inquiétudes (« est-ce qu’il ne souffre pas du sevrage, est-ce qu’il ne va pas m’en vouloir, en vouloir au futur bébé ? »), soulagement (notamment si elle n’était pas prête pour un co-allaitement).
En cas de co-allaitement justement, il arrive que la mère, dépassée par la trop forte demande du bambin, le pousse au sevrage, avec, là aussi, des sentiments mitigés, et parfois une certaine culpabilité de ne plus pouvoir répondre à cette demande.

Sevrage naturel

Même si pas mal des témoignages dans les pages qui suivent parlent de sevrage naturel, il s’agit là d’une pratique encore très peu répandue chez nous.
Du coup, les mères qui optent pour cela sont bien peu soutenues par leur entourage, et ont souvent le sentiment d’avancer en terre inconnue.
Heureusement, elles peuvent compter sur les groupes, les forums et les publications LLL pour les aider dans leur cheminement.
Et c’est là aussi qu’elles peuvent parler de leurs sentiments à l’arrêt de l’allaitement.
Où ailleurs que là pourraient-elles dire, sans susciter l’incompréhension la plus totale (voire l’accusation d’être une mère fusionnelle et possessive), qu’elles sont un peu tristes que leur enfant de 3 ans ne tète plus ?! 
Cela dit, les sentiments des mères en cas de sevrage naturel sont plus généralement un sentiment d’accomplissement et de fierté. Quand l’enfant se sèvre quand il est prêt à le faire, elles ont le sentiment qu’il s’agit d’un aboutissement et qu’il a vraiment tiré de l’expérience de l’allaitement tout ce dont il avait besoin.
D’autre part, un sevrage naturel est le plus souvent très progressif, au point souvent qu’on a du mal à s’en rendre compte. Cela fait que les changements physiques chez la mère sont aussi progressifs, et qu’elle évite les changements plus radicaux associés à un sevrage brutal et planifié, qui peuvent augmenter les sentiments de regret ou de tristesse.
On connaît néanmoins des sevrages naturels brutaux, où l’enfant décide un beau jour que téter, c’est fini (alors qu’il tétait encore plusieurs fois par jour la veille). Dans ce cas, la mère peut être prise de court, car elle n’était pas encore prête au sevrage. Et son corps aura besoin d’un certain temps pour se « réajuster », après parfois plusieurs années de lactation.
Et de toute façon, le sentiment d’être allée « au bout » de l’allaitement avec son bambin n’empêche pas une certaine nostalgie, surtout si l’on sait que cet enfant sera le dernier. Comme le dit Janik, au moment du sevrage naturel, on peut être à la fois « fière, triste, nostalgique et heureuse ». Et si Anne n’éprouve « aucune nostalgie », Virginie dit, elle, que « même à 80 ans, [elle repensera] à l’allaitement avec une nostalgie positive, car heureuse de l’avoir vécu, et vécu pleinement ».

Des changements physiques

Au moment du sevrage, ce ne sont pas seulement des changements émotionnels que vit la mère, mais aussi des changements physiques. En cas de sevrage brutal, elle peut avoir mal aux seins, souffrir d’un engorgement, avoir les seins qui coulent. Il sera bon qu’elle tire son lait quelque temps, juste assez pour être confortable. Cela suffira généralement à lui faire passer le cap. En tout cas, il est complètement inutile de prendre des médicaments coupe-lait, pas toujours très efficaces en début de lactation, mais totalement inefficaces sur une lactation bien installée. Par contre, certaines ont expérimenté avec succès des infusions très concentrées de sauge ou de persil (pas seulement quelques feuilles sur une salade de tomates !). Ou un traitement homéopathique. 
Quand le sevrage est très progressif, ce genre de désagrément ne se produit généralement pas. Pour ce qui concerne la grosseur des seins, on retrouve généralement après le sevrage la taille d’avant la grossesse (par contre, l’aréole peut demeurer plus foncée qu’elle ne l’était auparavant). Mais si on a allaité longtemps, on s’est tellement habitué à ses seins allaitants qu’on peut les trouver tout riquiqui… Et même si les seins semblent réellement plus petits, plus mous, un peu « vides », ils reviennent généralement à la normale après quelques cycles. Cela dit, toutes les femmes qui ont des enfants voient leurs seins se modifier, qu’elles aient ou non allaité (et même celles qui n’ont jamais eu d’enfants, avec l’âge…).
Pour ce qui est du poids, il faut faire attention à ne pas manger autant après le sevrage que pendant l’allaitement, car les calories en plus, n’étant plus utilisées pour fabriquer du lait, risquent fort de se transformer en kilos supplémentaires ! C’est moins vrai en cas de sevrage très progressif, car dans ce cas, les changements ont pu se produire plus tôt, au moment de la diminution de fréquence des tétées.
Dernière chose à savoir : on peut continuer à avoir du lait (surtout si on cherche à en faire sortir) des semaines, des mois, voire des années après avoir arrêté d’allaiter.

 

Quelles que soient la date et les modalités du sevrage, il engendre obligatoirement la nécessité de repenser la relation à l’enfant « sans la tétée ». C’est d’ailleurs ce qui fait peur à certaines : « mais comment je vais faire si je ne peux plus allaiter ? » La tétée, c’était du « tout en un » : nourriture, câlin, proximité physique, antalgique, etc. Quand les tétées s’arrêtent définitivement, il faut trouver des « remplacements » : une nourriture saine, adaptée et équilibrée ; des modes de soulagement de la douleur ; des câlins, beaucoup de câlins… Comme dit Flore, « il m’a fallu penser à leur faire des câlins : la proximité physique que l’allaitement induisait tout naturellement était à susciter ailleurs, autrement… et il fallait faire un effort pour y penser ! » 
Et des câlins sans tétée ne sont pas nécessairement des câlins sans le sein : vous êtes nombreuses à le dire, vos enfants sevrés gardent une tendresse particulière pour vos seins ! Et il n’y a là rien de malsain ! Et puis, quand l’allaitement s’est arrêté, il reste… le souvenir de l’allaitement. Chez la mère, avec « ces innombrables moments de complicité qui resteront à jamais imprégnés dans nos mémoires » dont parle Alexandra. Et chez l’enfant, pour peu qu’il ait tété assez longtemps pour s’en souvenir. Et cela, c’est vraiment un socle solide pour de bonnes relations entre parents et enfant !

Dossier paru dans le n° 79 d’Allaiter aujourd’hui, LLL France, 2009

Reflux acides des nourrissons - Ce qui est normal et ce qui ne l'est pas !

Par : Caroline Hilla
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Les nuits sont longues et je veux dire vraiment très longues !!!

Chaque bébé a ses moments "difficiles"; mais à quel point votre petit trésor semble plus irritable qu’à la normale ? Cris perçants pendant des heures avec un visage rouge vif, poings serrés, sans aucune chance de s'apaiser... Voir votre bébé souffrir est une vraie torture ! Maintenant, imaginez les pires brûlures d'estomac possibles que vous avez jamais éprouvées, et mettez les dans le corps d'un nouveau-né #Aoutch. Vous ne pouvez pas les blâmer de crier pendant des heures sans aucune autre manière de vous communiquer leur douleur.

Qu'est-ce que le reflux? Comment puis-je l'identifier? 

Qu'est donc ce "reflux" ou "le reflux silencieux" dont on parle tant sur internet? Le reflux des nourissons est une déficience du sphincter inférieur de l’œsophage. Ce sphincter s’ouvre pour laisser passer les aliments de l’œsophage à l’estomac et se ferme pour éviter les remontées. Dans le cas de reflux, le sphincter ne joue plus son rôle. Il ne se ferme plus. Les aliments, qui ne sont plus bloqués dans l’estomac, remontent vers la bouche pour être éjectés sous forme de jets.

Voilà les Symptômes fréquents de Reflux chez le nourisson:

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  1. Vomissements
  2. Refus et/ou difficultés à manger ou à avaler
  3. Irritabilité pendant l’allaitement
  4. Rots Humides ou hoquet
  5. Difficultés à prendre du poids
  6. Cambrure Anormale
  7. Toux Fréquente ou pneumonie récurrente
  8. Etouffements
  9. Sommeil perturbé

C'est parfaitement normal pour un bébé de régurgiter ou vomir de temps en temps, après avoir été alimenté. Tandis que la plupart des nourrissons passent au travers de ces reflux occasionnels, quelques bébés peuvent développer des reflux plus sévères comme la Maladie du Reflux Gastro-œsophagienne (RGO). Non traité le RGO peut entrainer des problèmes médicaux plus sérieux et doivent être traités par des médecins.

Pourquoi les bébés ont-ils des Reflux?

Les bébés ne naissent avec un système digestif entièrement développé et doivent d'abord faire travailler les muscles de leur oesophage et leur estomac afin d’avaler et digérer la nourriture. Pour être plus pécis, le sphincter dans l'oesophage est immature et ne se ferme pas correctement. 40% des nourrissons sont sujets aux reflux dont 5% d'entre eux ont cinq à six épisodes par jour. Le reflux est un problème temporaire qui s'améliore d'habitude quand le système digestif de votre bébé mûrit, cependant une consultation chez le médecin s’impose lorsque les régurgitations deviennent sévères.

S’agit-il de colique ou de reflux ? 

Votre bébé qui hurle peut souffrir de bien plus qu’une simple colique. Donc, quelle est la différence entre la colique et le reflux et comment sont-ils reliés?
Tous les bébés pleurent, mais quand ils pleurent pendant plus de trois heures par jour, trois à quatre jours par semaine, on dit qu'ils ont la colique. Les bébés qui ont la colique peuvent se sentir très inconfortables suite à l’absorption de beaucoup d'air pendant de longues crises de larmes. Ceci peut entrainer l’irritabilité et de grosses gènes gastriques. Les cas non traités de reflux peuvent parfois être la cause de coliques. Dans de tels cas, traiter le reflux pourrait complètement éliminer la colique!

Quand devrais-je consulter?

Si votre bébé a un ou plusieurs des symptômes suivants, nous vous recommandons de consulter votre pédiatre pour un conseil médical:

  • Ne prend pas du poids
  • Vomit systématiquement
  • Régurgite un liquide vert ou jaune
  • Régurgite du sang ou une matière qui ressemble à du marc de café
  • Refuse toute nourriture
  • A du sang dans les selles
  • A des difficultés à respirer ou une toux chronique
  • A commencé à régurgiter à 6 mois ou plus
  • Est particulièrement irritable après le repas (sur une base régulière)

Le pédiatre peut conseiller, aux enfants en bas âge atteins de reflux sévère, d'essayer des pansements gastriques, d’éliminer le lait de vache ou d’utiliser un lait épaissi. Chaque bébé est différent! s’il vous plait consultez votre Pédiatre avant de déterminer le traitement qui conviendra le mieux aux besoins de votre bébé.

Astuces pour empêcher le reflux

  • Tenir votre bébé dans une position verticale pendant 30 minutes après que chaque tétée
  • Essayer des repas plus fréquents et plus légers
  • Nourrir votre bébé dans une position verticale
  • Essayer de faire roter votre bébé toutes les 3 minutes pendant l’allaitement
  • Si vous donnez le biberon, utilisez un biberon avec un mamelon de flux lent. Mimijumi est un biberon flux lent conçu pour imiter le sein d'une mère par la forme, la sensation et la fonction.

Souvenez-vous, n’ayez aucune appréhension à consulter votre Pédiatre, parce qu'après tout, personne ne connaît mieux votre bébé que vous! 

La compréhension des tenants et aboutissants de base des reflux acides chez les nourrissons, vous aidera à identifier les symptômes et soulagera potentiellement votre bébé de la douleur qu'il peut éprouver.

Le retour de la mère Parfaite

LE MONDE |  27.05.2016 | Par  Zineb Dryef

Enfants assortis au canapé, balades en forêt et goûters d’anniversaire « home made » : les « happymamas » sont devenues les attachées de presse de leur bonheur familial très scénarisé.

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On la croyait disparue, la femme en robe pastel et aux cheveux figés qui, en attendant le retour de son mari et de ses enfants, préparait des gâteaux dans une cuisine immaculée. Délivrée de sa souveraineté domestique – astiquer, repasser, aspirer, cuisiner et sourire ; reléguée dans les archives sexistes des publicitaires. On croyait la parfaite ménagère des années 1960 définitivement enterrée.

Mais la voilà ressuscitée sur les réseaux sociaux. Désormais active, sportive et libérée du patriarcat, l’icône s’est modernisée. Quand elle n’est pas en voyage, en réunion ou au yoga, elle trône, gracieuse et souriante, dans un intérieur où la vaisselle est délicate, les fleurs fraîches, les tapis berbères, les canapés scandinaves et les brioches home made. Mais surtout, plus que tout, elle est heureuse d’être « maman ». Elle est #happy, elle est #comblée, elle est #épanouie, et elle le clame avec force hashtags et photos sur Instagram. Plus ses clichés sont beaux, plus ils sont likés.

Les « beaux enfants » et le « mari merveilleux » de James Kicinski-McCoy

Ceux, superbes, de James Kicinski-McCoy lui valent d’être l’une des mamans les plus suivies d’Instagram ; 244 000 abonnés. L’Américaine, « maman de quatre beaux enfants »« mariée à un homme merveilleux », partage son quotidien entre sa famille, son travail et ses tentatives de « préparer (elle-même) du pain frais ». Faire son pain, un jeu d’enfant pour Mimi Thorisson, qui nous livre, en direct de son Médoc adoptif, ses secrets de parfaite cuisinière dans son blog rédigé en anglais, Manger, véritable ode au raffinement et au terroir français, entourée de ses adorables enfants, de ses magnifiques chiens et de sa merveilleuse vaisselle chinée.

En France toujours, les « petits et grands bonheurs quotidiens » d’Elisa Gallois, « mum of Jules, Lou, Mia », attirent plus de 64 000 abonnés. Des milliers de groupes Facebook, de comptes Instagram et de blogs constituent ce club de plus en plus populaire de supermamans. Même les photos d’enfants de people, autrefois protégés des regards du public, sont désormais en libre-service sur les comptes Instagram de leurs parents. Après les pionnières Angelina Jolie et Victoria Beckham, ce sont Blake Lively, Jessica Alba, Natalia Vodianova, Hilary Duff… qui se définissent avant tout comme des « mamans heureuses » et semblent, elles aussi, baigner dans l’euphorie et la béatitude.

Le père, absent du tableau

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Figure discrète, le père participe à peine à cette célébration bruyante de la dévotion des femmes à leur famille. Rarement présent sur les clichés du quotidien, royaume de la mère, il réapparaît pour l’« exceptionnel » : repas de famille, vacances, week-end, anniversaires. Une image du père cadenassé dans ses fonctions traditionnelles, au mieux incompétent, au pire absent, bien loin des modèles vantés à longueur de pages dans les magazines. Et lorsqu’il surgit sur les photos, on le découvre apprêté, savamment décoiffé, jamais négligé, et aussi méticuleusement habillé que ses enfants − comme sur le compte de Luisa Fernanda Espinosa, dont le mari, financier, est perpétuellement en voyage d’affaires, ou sur celui de la Française Natacha Birds, mère de deux enfants.

Natacha Birds, blanc sur blanc

La déferlante de ce bonheur exclusivement maternel est telle que des adolescentes américaines sans enfants se sont mises à en adopter virtuellement sur Instagram. Le principe de ce baby role play est simple : voler des photos trouvées sur le réseau social et inventer une nouvelle vie au bébé. « Le matraquage des valeurs et des qualités associées à l’enfantement est quotidien, observe Camille Froidevaux-Metterie. Tout le monde me disait que je vivais un moment merveilleux, alors que j’étais épuisée ! » Pour l’auteure de La Révolution du féminin (Gallimard, 2014)l’injonction à l’accomplissement maternel faite aux femmes n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui. « Comme l’enfantement est présenté médiatiquement et socialement comme le plus grand des bonheurs, il leur faut absolument coïncider avec cette valorisation sociale de la maternité. » 

« ON VA FINIR PAR SUSPECTER QUE, QUAND ON NE POSTE PAS DE PHOTOS DE SON NOUVEAU-NÉ, C’EST PARCE QU’IL EST MOCHE » THIERRY HARVEY, OBSTÉTRICIEN

Comme si désormais, pour réussir sa vie, il convenait aussi d’afficher son épanouissement personnel et celui de ses enfants. Et peu importe si cela passe par des heures à enfiler des chemises en lin à son bébé, ou à recoiffer sa petite dernière tout en faisant disparaître les bavoirs de la cuisine. 

Le chef de service de la maternité des Diaconesses, à Paris, a d’abord vu les smartphones envahir les salles d’accouchement puis, progressivement, la vie privée de ses patientes basculer dans le challenge permanent.

« Avant, quand elles rentraient chez elles, elles se reposaient. Maintenant, même chez elles, avec les tablettes et les smartphones, elles sont dans le paraître social. Elles s’imposent des contraintes et elles s’épuisent. » 

Gare au burn-out

Car, à ce petit jeu de l’exhibition de son bonheur, ce n’est ni le plus heureux ni le plus épanoui qui gagne, mais celui qui mime le mieux le bonheur. Les femmes qui ont beau passer leur salon et leurs enfants au filtre Earlybird sur Instagram, sans parvenir à réaliser les mêmes clichés que les mamans stars, se découragent, persuadées de rater quelque chose.Blogueuse déco, Sandrine Prévost, 34 ans, a fini par craquer, épuisée par la tyrannie de la maternité heureuse. « Pourquoi on n’y arrive pas, nous, à coller à cette image ? Pourquoi nos enfants à nous ne sont-ils pas aussi sages que sur ces photos ? Pourquoi ma maison ne ressemble-t-elle pas à ces photos de magazines ? », écrivait-elle à ses lectrices en février 2015. A force de vouloir cadrer avec ce modèle impossible, cette mère de trois enfants a frôlé le burn-out.

 
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Elle admet aujourd’hui en avoir trop fait : « Alors c’est vrai, j’essaie de faire de belles photos pour le blog, car j’ai envie qu’il marche, et que les belles photos, ça fait vendre, mais je tiens à ce que vous sachiez que mes photos me donnent beaucoup de travail, de rangement et de nettoyage, pour être plus vendeuses. Mais ma maison n’est pas parfaite ! Il m’arrive d’avoir de longues journées de retard sur mon ménage, je cumule souvent les panières de linge, mes enfants me font m’arracher les cheveux, et je crie au moins autant que je ris. Mais toute la différence est là : maintenant, je reconnais la normalité de la chose, et je n’ai plus honte. »

Une activité à temps plein

Eriger la vie domestique en art de vivre ne va pourtant pas de soi, et requiert autant de bon goût que de temps et de compétences. Pour certaines mamans vedettes, professionnelles de l’image ou de la communication (graphistes, photographes ou stylistes…), alimenter blogs et réseaux sociaux représente une activité à temps plein. « Ceci est un blog lucratif », annonce ouvertement James Kicinski-McCoy sur son site. Moins gênée par les questions d’argent que les Françaises, elle assume les cadeaux conséquents de ses partenaires (vêtements, produits de beauté, articles

de décoration) et déclare tirer ses revenus des bannières publicitaires, de ses collaborations avec les marques (Stella McCartney, Bugaboo, Gap, etc.) et de la rédaction de posts sponsorisés.

Megan, qui a souhaité garder l’anonymat, a renoncé à lutter contre ces « professionnelles de la maternité et de la mise en scène de soi ». Mère de deux enfants, elle se souvient avoir pleuré devant son écran pendant sa dernière grossesse. « Je sais que ce n’est pas la vraie vie, j’ai conscience qu’elles mettent uniquement leurs meilleures photos, que c’est le contrat de lecture, mais ça me donne des bouffées d’angoisse, explique-t-elle. Même si tout n’est que partiellement vrai, je me rends compte que je n’ai pas le quart de ce qu’elles ont. Ça modifie la façon dont je perçois ma vie. Je me dis qu’il y a un truc que j’ai raté. » Pour elle, la fréquentation des réseaux sociaux n’est pas « inspirante », mais vient exacerber les petites contrariétés de sa vie quotidienne ; la peinture écaillée dans la chambre de son fils est ainsi devenue la preuve de son incapacité à faire aussi bien que les autres.

« LES PREMIERS BLOGS ÉTAIENT RÉDIGÉS SUR LE TON DE L’HUMOUR, ON RIAIT DE NOS PROBLÈMES. ON ÉTAIT DANS LE CONCRET. C’ÉTAIT LA VAGUE DES MÈRES INDIGNES» ISABELLE CANTARERO, DE MON BLOG DE MAMAN

Comment une génération de femmes libres et indépendantes en est-elle arrivée à comparer ses intérieurs et ses enfants pour exister ? Elisabeth Badinter décrivait déjà la sanctification de la mère dans Le Conflit : La femme et la mère (Flammarion, 2010). Au « moi d’abord » revendiqué par les femmes dans les années 1970 et 1980, s’est substitué « mon bébé d’abord ». Pour la philosophe, cette revendication sonne comme une régression. Ces femmes, débarrassées du patriarcat, se sont soumises à une autre tyrannie, plus douce, mais une tyrannie quand même : celle de leurs bébés.

Les débuts de la blogosphère mamans promettaient pourtant de libérer les femmes de l’imperium de l’enfant. « Les premiers blogs étaient rédigés sur le ton de l’humour, on riait de nos problèmes, se souvient Isabelle Cantarero, qui a ouvert Mon blog de maman en 2005. On était dans le concret. C’était la vague des mères indignes », celles qui laissaient leur petit devant la télé pour grappiller quelques heures de sommeil. Mais, peu à peu, la place accordée à l’enfant est devenue centrale. Réveils câlins, balades dans les bois, premiers pas, goûters d’anniversaire à l’architecture sophistiquée ; c’est à qui vivra le plus merveilleux des #familytime.

Un remake de notre parfaite housewife des années 1950 ? Pour la chercheuse Camille Froidevaux-Metterie, la situation est très différente. Tant qu’elles subissaient leur maternité, les femmes pouvaient l’envisager comme un esclavage ou une servitude. Maintenant qu’elles ont le libre choix, c’est plus compliqué. Quand en avoir ? Comment concilier sa carrière et son enfant ? Est-ce le bon moment ?

« Les mères sont responsables de ce qu’elles font, cette ultraresponsabilité engendre un ultra-investissement. Lorsque l’enfant arrive, il a été tellement préparé, attendu, projeté, programmé qu’il est surinvesti. »

« Beaucoup de mères me parlent de cette pression permanente », confirme le psychanalyste Gérard Bonnet. Auteur de L’Angoisse (In Press, 2015), il constate une préoccupation grandissante chez les jeunes parents, notamment chez les femmes, prisonnières de l’injonction de perfection véhiculée par les images collectives. « Le bonheur affiché est une espèce de prothèse qui permet de bien marcher devant tout le monde, poursuit-il. Pour beaucoup de mamans, qui ont des fragilités personnelles, l’enfant est celui qui redore le blason, qui leur donne une image positive aux yeux des autres. Il faut que mon enfant soit merveilleux pour que je le sois. » En somme, des supermamans plutôt #vulnérables que #épanouies.

 

Le Blues du sevrage ...

Par Megan EGAN

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L’expérience de l’allaitement est différente pour chacune de nous. Cette « aventure » à peut-être commencée dans une chambre d’hôpital ? À la maison ? allaitant votre premier enfant ou votre troisième. Vous pouvez avoir eu beaucoup d’aide et de conseils ou alors vous pouvez avoir été livrées à vous-mêmes. Peut-être avez-vous tiré votre lait ou nourri votre bébé au biberon ? Peut-être étiez-vous même contre l’allaitement ! Souvent, l’expérience de l’allaitement se termine de manières inattendues et à des moments inattendus. De la même manière le processus de sevrage varie pour chaque maman et chaque bébé. Où que vous en soyez dans ce processus, vous êtes déjà arrivées jusque là et rien que cela est fantastique !

Chaque jour vous allaitez, vous considérez peut être cette journée comme un jour supplémentaire vous rapprochant du sevrage? Bien qu'il soit dur de comprendre que ce temps arrivera quoi qu’il en soit, ça ne fait pas de mal de s’informer sur la manière dont les mamans gèrent " le blues du sevrage," ou comment nos petits anges pourraient réagir au sevrage !