Le Blues du sevrage ...

Par Megan EGAN

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L’expérience de l’allaitement est différente pour chacune de nous. Cette « aventure » à peut-être commencée dans une chambre d’hôpital ? À la maison ? allaitant votre premier enfant ou votre troisième. Vous pouvez avoir eu beaucoup d’aide et de conseils ou alors vous pouvez avoir été livrées à vous-mêmes. Peut-être avez-vous tiré votre lait ou nourri votre bébé au biberon ? Peut-être étiez-vous même contre l’allaitement ! Souvent, l’expérience de l’allaitement se termine de manières inattendues et à des moments inattendus. De la même manière le processus de sevrage varie pour chaque maman et chaque bébé. Où que vous en soyez dans ce processus, vous êtes déjà arrivées jusque là et rien que cela est fantastique !

Chaque jour vous allaitez, vous considérez peut être cette journée comme un jour supplémentaire vous rapprochant du sevrage? Bien qu'il soit dur de comprendre que ce temps arrivera quoi qu’il en soit, ça ne fait pas de mal de s’informer sur la manière dont les mamans gèrent " le blues du sevrage," ou comment nos petits anges pourraient réagir au sevrage !

Le Blues du sevrage, A quoi nous attendre ?

Il est très fréquent que les femmes éprouvent une profonde tristesse pendant et après le sevrage. Ces sentiments peuvent durer de quelques semaines à nécessiter une aide médicale. Beaucoup de personnes expliquent le blues du sevrage comme une forme de perte du lien affectif particulièrement fort qui unit la mère et l’enfant et qui serait créé par l’allaitement. Le blues du sevrage peut aussi être lié à un déséquilibre hormonal ou chimique lié à la baisse de production d’Ocytocine qui est nécessaire pour produire du lait. L’Ocytocine est aussi connu sous le nom de « l’hormone de l’amour », lorsqu’elle est moins importante dans l’organisme, elle peut entrainer la dépression.

Souvent quand une mère sevre son enfant, le conjoint et les autres membres de la famille ne peuvent pas entièrement comprendre ce par quoi elle passe. Le partenaire peut réagir négativement à sa dépression et peut ne pas faire le lien avec le sevrage de l'enfant. Notre culture pense souvent au sevrage d'une façon trop simplifiée, comme s’il pouvait être facilement contrôlé et géré ! En fait, le sevrage peut débuter assez tôt avec la première bouchée de nourriture de bébé et peut continuer longtemps après cela. Des études ont démontrées que le sevrage doit être mené par l'enfant. Idéalement, il commencerait au moment ou le bébé exprime moins d'intérêt pour le biberon et non quand la mère l’a décidé. De plus, les mamans devraient se rappeler de demander d’avantage d’aide à leur partenaire pendant cette période de sevrage ce qui devrait aider à restreindre n'importe quel sentiment négatif.

Le sevrage a ses aspects positifs!

Le processus de sevrage peut aider à rendre les derniers jours d'allaitement moins brusque, en plus d'être bien plus agréable pour votre petit. Il est important de pratiquer des habitudes bonnes et saines pendant la période de sevrage. Continuez à avoir une bonne allimentaion, vous endormir à heures régulières, pratiquer la respiration profonde et la méditation ainsi que l’exercice. Essayez d'encourager l'hormone d'ocytocine d’une autre façon, comme en câlinant votre partenaire et vos enfants.

Une autre manière qui peut rendre le sevrage moins triste, est d’organiser une petite fête de «sevrage» avec d'autres enfants qui ont déjà été sevrés ; cela pourra entrainer de nouveaux plaisirs alimentaires avec de la nourriture solide; ca qui peut aussi être perçu comme une nouvelle indépendance pour la maman ainsi que pour l’enfant ! 

Le choix vous reviens !

Chaque maman sevre son enfant à un moment différent, il est important pour la mère de ne pas se sentir coupable de mettre en place le processus de sevrage. Dans le meilleur des cas une maman a envie de sevrer son enfant par décision personnelle et non parce qu’elle aura été poussée par son entourage ou par la société. Il est important que la maman puisse analyser sa situation avant de décider de sevrer et de voir éventuellement s'il y a un compromis. Par exemple, une maman reprenant le travail ne devrait pas se sentir obligée de sevrer son enfant alors qu’elle peut continuer à tirer son lait et le lui faire boire au biberon.

Mon expérience avec l’allaitement est encore toute récente. Il y a tant de hauts et de bas et de nombreuses choses à apprendre en chemin! Mais personnellement, je vois le sevrage comme quelque chose qui arrivera inévitablement dans les années à venir. Vous pouvez voir le sevrage comme quelque chose qui commence aujourd'hui ou commencera demain ou peut être est-il déjà arrivé hier? Souvenez-vous simplement que c’est une partie de votre expérience en lien avec l’allaitement et non "la fin de cette expérience."